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Ces adorables chatons …

Posté le 6 juin 2013 | Par : | Catégorie : Actualités | 1 Commentaire

… qui n’auraient jamais du naître.

Voilà le titre -peut-être choquant- que nous avons choisi pour cet article. Chaque année, les naissances de chatons sont plus nombreuses, et les refuges et familles d’accueil toujours plus engorgés, malgré le travail pharaonique des associations. Comment l’expliquer? Il y a trois grands responsables: les adoptants, les propriétaires de chats, et les nourrisseurs. En quelques phrases, nous allons tenter de résumer la situation.

• Les adoptants:

Il faut partir d’un constat simple: il y a beaucoup trop de chats comparé au nombre d’adoptants potentiel. Chaque nouvelle naissance est donc superflue. Dans ces conditions, adopter un chaton chez un particulier et donc l’encourager à continuer, c’est directement condamner des adultes abandonnés ou recueillis, et continuer à entretenir la surpopulation féline. Surpopulation à la source même de la misère des chats des rues, des chats des refuges, et des euthanasies qui en découlent.
En adoptant votre chat de façon responsable, c’est toute la condition féline qui en bénéficiera: n’adopter qu’auprès des associations dont les chats sont à jour aux yeux de la loi (l’identification n’est pas une option mais une obligation légale!) et choisir votre animal selon vos conditions de vie et votre cœur, pas pour une bonne bouille qui ne durera que 3 semaines.

• Les propriétaires de chats:

Dans leur majorité inconscients des obligations de soins qu’ils doivent à leurs chats, ils sont la cause unique de la misère féline. En effet, nos chats domestiques n’existant par définition pas à l’état sauvage, tout chat est initialement né de chats de particuliers ayant laissé leur chatte se reproduire. Si chaque propriétaire faisait stériliser son animal, des millions de naissances seraient évitées, des milliers de places seraient libérées dans les associations, places qui pourraient être accordées aux chats abandonnés, qui ayant un plus large public ne seraient plus boudés ou euthanasiés. La solution est aussi simple que difficile à appliquer: à quand une obligation légale de stérilisation?

• Les nourrisseurs:

Nourrir des chats sans se soucier de les stériliser, c’est être à l’origine d’encore plus de misère animale, au même titre que les particuliers cités plus haut. Et ce n’est qu’une fois complètement dépassés que beaucoup de nourrisseurs prennent les choses en main: les chatons mignons des débuts qui provoquaient les exclamations attendries sont devenus encombrants et provoquent désormais des mines de dégoût.
C’est ainsi que les associations se retrouvent face à des groupes de 15 à 30 chats (parfois plus), parce que les nourrisseurs ont été dépassés en moins de 2 ans. Bien entendu, ces chats là sont souvent sauvages, malades, dans de tristes états, et indésirables sur leur lieu de vie: que faire d’eux? Il est préférable d’y penser dès le début et de contacter au plus vite les associations souvent à court de solutions face à des groupes trop importants.

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Pour conclure et illustrer notre propos, voici Cannelle et ses trois petits: Ioko le noir, Itsy le tigré et blanc, et Iris l’isabelle. Malgré leur bonne bouille, nous aurions vraiment préféré stériliser Cannelle avant leur naissance. Ce genre d’image n’attendrit pas du tout les bénévoles s’échinant chaque jour.

Il y a quelques mois, des employées d’un CAT pensant bien faire ont commencé à nourrir des chats, qui se sont reproduits de façon exponentielle. Initialement deux malheureux, ils sont aujourd’hui une bonne quinzaine, souffrant pour certains de pathologies importantes. Les trois petits de Cannelle,-aussi adorables soient-ils- auront mobilisé trois places en accueil durant près de trois mois, bloquant ainsi toute possibilité d’accueil pour autant de chats abandonnés. Cannelle n’étant pas socialisable, la seule solution envisageable est de la relâcher sur son lieu de vie: une quinzaine d’années d’une vie de chatte libre l’attend, avec tous les dangers qu’elle comporte. Beaucoup de tracas qui auraient pu être évités dès le début.

Stérilisez AVANT qu’il ne soit trop tard.

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Commentaires

  • Nath Cazenave

    4 octobre 2013 à 12:23

    Super article qui résume bien le problème de la surpopulation féline.
    Merci à vous pour vos actions.

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